dimanche 30 novembre 2014

Le petit chat de la rue de la Trinité

Avent

Il faisait bien froid à Troyes où j'ai passé le week-end.
Heureusement, les rues et les vitrines s'illuminent et les petites douceurs de Noël s'invitent dans la cuisine.

dimanche 23 novembre 2014

Pizza maison

C'est cool d'avoir un pizzaïolo à domicile.

Inventer de nouvelles erreurs

Inventer de nouvelles erreurs

Un essai de Grand Magasin
Musique de Tom Johnson



Avec: Bettina Atala, François Gremaud, Michèle Gurtner,
François Hiffler, Tom Johnson, Pascale Murtin, Diederik Peeters
Sopranos: Elisa Doughty et Aviva Timonier
Flûtistes: Amélie Berson et Alessandra Giura Longo.


Création dans le cadre du Festival d'automne à Paris
au T2G - théâtre de Gennevilliers
du 5 au 15 novembre 2014



Grand Magasin a été fondé en 1982 par le duo Pascale Murtin et François Hiffler. Au fil de différentes collaborations, ils ont conçu une trentaine de pièces, numéros et performances.
Inventer de nouvelles erreurs est un spectacle en deux parties bien distinctes, avec un point de départ commun, emprunté au philosophe Leibniz. On raconte ainsi qu'une princesse se promène dans un jardin et affirme qu'il n'y a pas deux feuilles semblables: "il y a toujours de petites différences." Un gentilhomme tente de lui prouver le contraire, mais n'y parvient pas: "il fut convaincu par ses yeux qu'elles étaient toutes différentes."

La pièce va illustrer ce petit conte sur la micro-différence, l'erreur et la perception à travers une recherche théâtrale puis un petit opéra de l'américain Tom Johnson.


Six comédiens, comme en répétition ou en train d'ouvrir les pistes d'un spectacle en construction, explorent ce jeu des différences, minimes mais néanmoins signifiantes. Ils élaborent et confrontent des listes d'objets, de fleurs, de lieux, de qualités..., dans un jeu quelque peu oulipien, où le particulier dessine le général mais aussi l'intime dans ce qu'il a de plus singulier. Ces listes sans fin, ensembles et sous-ensembles, m'ont rappelé le livre Intérieur de Thomas Clerc, que j'ai lu récemment et dans lequel il fait le tour de son appartement, les objets du quotidien esquissant la vie toute entière. Dans Inventer de nouvelles erreurs, les situations s'enchaînent, semblables et bien sûr différentes et le spectateur voudrait cesser de l'être pour jouer lui- aussi. C'est donc à la fois agréable et frustrant.


A cette recherche succède un opéra d'une petite vingtaine de minutes, avec deux flûtistes, deux sopranos et les six comédiens qui endossent simultanément le rôle du gentilhomme. Tom Johnson, qui construit souvent sa musique de façon mathématique proche de la musique répétitive, propose seize variations à propos des deux phrases du conte philosophique de Leibniz. C'est une palette de notes très réduite, mais une fois encore, ce n'est jamais tout à fait la même chose.

J'ai apprécié le côté ludique et introspectif de ce spectacle. Cabinet de curiosités sonores et encyclopédie ludique où les mots en appellent toujours d'autres, cette collection à l'impossible exhaustivité m'a plu. Mais on a envie de participer plus activement sans que ce ne soit jamais possible, dommage. Et puis il faut être sincère, la répétition, objet même du spectacle, peut être pour certains lassante et générer l'ennui.


vendredi 21 novembre 2014

Noël sur les Champs-Elysées

Peu à peu, l'ambiance de Noël, à laquelle, vous le savez maintenant, je suis très sensible, gagne Paris. A commencer par la plus belle de ses avenues, qui s'est illuminée hier soir. Et par le plus grand des hasards, j'y étais justement, pour acheter des cartes de Noël anglaises et des mince pies. Quelle chance !
Si les photos ne rendent qu'une toute petite partie des décorations lumineuses, le résultat in-situ est vraiment magique et vaut bien un petit bain de foule.






dimanche 16 novembre 2014

Lady Raymonde


Lady Raymonde


Mise en scène: Juliette
Chant: Denis D'Arcangelo
Accordéon: Sébastien Mesnil


Au Vingtième Théâtre
7 rue des Plâtrières
Paris 20ème

Jusqu'au 14 décembre 2014




Mise en scène par Juliette et accompagnée par son fidèle accordéoniste le Zèbre, Madame Raymonde nous convie à un grand voyage aux Amérique depuis le décor tout simple d'un petit bistrot parisien. Elle nous raconte ainsi en chansons originales et en quelques reprises bien senties le périple de son immigration aux États-Unis, depuis un Paris populaire et canaille jusqu'au New York période Ellis Island, tous deux mythiques et fantasmés.

Les textes originaux sont drôles, subtils et très bien tournés, comme J'aimerais qu'un homme se tue pour moi que j'ai adoré.
A ceux-ci s'ajoutent quelques reprises, riches de nombreuses références:
- la chanson Love Boat de la série La Croisière s'amuse pour la traversée en paquebot.
- le New York, New York de Liza Minnelli, qui maintenant ressemble d'ailleurs un peu à Madame Raymonde...
Jolene, hymne country de Dolly Parton, qui nous emmène en promenade dans l'Amérique rurale.
Les clins d’œil sont parfois plus discrets, comme les quelques notes du thème de la 20th Century Fox, prélude à une narration tordante de Ben-Hur de William Wyler. L'Amérique, c'est toujours un peu Hollywood...
Et j'ai tout particulièrement apprécié quelques mots, prononcés presque par hasard, mais tirés de La Chanson de Bilbao, adaptation française par Boris Vian du morceau de Kurt Weil et de Bertold Brecht issu de la comédie musicale Happy End. Je connais surtout pour ma part la version d'Yves Montand, que je n'avais pas écoutée depuis l'enfance, mais que j'ai reconnue avec un immense plaisir dès les premiers mots.

Cette richesse et ce foisonnement font de ce spectacle musical un vrai moment de bonheur. Avec toute l'énergie du burlesque et du cabaret, la drôlerie ne cesse de le disputer à la sensibilité. Le travestissement fait du personnage de Madame Raymonde un être à la fois proche et un peu irréel, une de ces maîtresses femmes malmenées par l'existence, rocs au bord de l'abîme.

Bref, il faut absolument se précipiter au Vingtième théâtre.
"Et pis la musique, là, vraiment, on t'en donnait pour ton fric."


vendredi 14 novembre 2014

Poupée Chanel

Pour une vente de charité au profit de l'UNICEF, de grandes maisons de couture ont créé des poupées ultra élégantes sur le thème de l'opéra. Les enchères auront lieu le 24 novembre au théâtre du Châtelet, mais je ne crois pas que mon petit Papa Noël aura les moyens de se porter acquéreur, même pour la bonne cause.




Dommage, avec son petit côté Anna Karénine, la poupée imaginée par Chanel est de très loin ma préférée...

I'm a man

So am I.

mercredi 12 novembre 2014

Concert à la Fondation Taylor

Organisé par l'Union des Femmes Professeurs, Compositeurs et Musiciens Associés, le samedi 8 novembre 2014.




Ce petit concert, organisé dans un très beau bâtiment du 9ème arrondissement, non loin de Pigalle, m'a permis de vivre un joli moment musical, une évasion bienvenue par une fin d'après-midi d'automne. Lieu d'exposition, la Fondation Taylor occupe un immeuble bourgeois avec beaucoup de cachet, et son dernier étage, sorte d'atelier à l'immense baie vitrée, est tout simplement splendide. Espace calme et lumineux, on peut contempler par ses larges ouvertures les toits alentours, chambres de bonnes et cheminées en enfilade. Un Paris rêvé où l'on fait un peu partie du décor et dans lequel on voudrait à tout prix s'attarder. Avec une bande-son au diapason.





Suzanne Giraud, Professeur au CNR de Paris
Envoûtement pour violon
par Stéphane Tran Ngoc





Hélène Rasquier, Professeur à l'Ecole Normale
Les lumières du jour, poème de Louise Labbé
Un jour je partirai..., poème de Georgette Rasquier-Chareire
Vocalise pour piano et chant
par l'auteur et Nell Froger


Nell Froger au chant.




Edith Lejet, Grand Prix de Rome
Trois eaux-fortes pour piano
par Liyang Zhu





Lucie Robert, Premier Grand Prix de Rome
Sur le nom de Pierre d'Arquennes, poème acrostiche d'Alain Suied
par l'auteur et Nell Froger

Robert Schumann
1ère sonate en la min. op. 105 pour violon et piano: Mit leidenschaftlichaftlichen Ausdruck, Allegretto, Lebhaft
par Yuri Kuroda et Emmanuelle Moriat


Yuri Kuroda au violon et Emmanuelle Moriat au piano.


Lucie Robert, Hélène Rasquier, Nell Froger, Edith Lejet,
Emmanuelle Moriat et Yuri Kuroda.

mardi 11 novembre 2014

Pommes de terre frites

Automne & châtaignes



Quand un joli panier de châtaignes ramassées dans la forêt de Peillac dans le Morbihan se transforme en une délicieuse soupe, l'automne a tout à coup un merveilleux parfum.

La chanson de Craonne

Otto Dix,
Soldat blessé automne 1916,
1924, eau-forte, 19,7 x 29 cm.

En ce 11 novembre, retrouvez ICI une jolie version de La chanson de Craonne, interprétée par Ginette Garcin.


"Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut en baissant la tête

Refrain
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

Refrain

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là

Refrain

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros
De monter sur le plateau
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau"

samedi 8 novembre 2014

Novembre












S'il démarre en sourdine, novembre prendra son envol dès la fin de la première quinzaine et ira crescendo. Le mérite en revient en partie à Vénus qui égaiera vos journées avec des nouveautés en amour. Et en partie à Jupiter et Mercure qui vous feront briller dans la sphère professionnelle. En couple, on projette, on part et on recommence. Sans jamais se départir d'une bonne dose d'optimisme. 

Côté look ? Original, douillet et facile à porter : ce pull brodé orné de plumes dans le bas est fait pour vous. Portez-le avec un pantalon palazzo assorti et des Beatles boots en verni, confortables et chic. Ajoutez un manteau à paillettes pour faire briller les soirées les plus froides. 

 




Ce mois vous vous sentez...
POSITIVE !

jeudi 6 novembre 2014

Femme des années 80




Femme et gardienne de prison
Chanteuse d'orchestre et franc-maçon
Une strip-teaseuse à corps perdu
Emmerdeuse comme on en fait plus

Femme conducteur d'autobus
Porte des halles vendeuse aux puces
Qu'on a envie d'appeler Georges
Mais qu'on aime bien sans soutien-gorge

dimanche 2 novembre 2014

Auxonne, la Porte de Comté



Petite bourgade de Côte d'Or toute proche du Jura voisin, Auxonne a longtemps été une ville frontière entre la Bourgogne et la Comté.
Les vestiges des fortifications portent témoignage de cet entre-deux.
La Porte de Comté, édifiée sous le règne du roi de France Louis XII en 1509, est un bel exemple d'architecture militaire. Vauban l'a conservée lorsqu'il a remanié les bastions de la ville à partir de 1678.










La face extérieure de la porte est ornée d'un écu, qui était aux armes de France. Il est encadré par deux anges, qui sont secondés par deux petits angelots soutenant leurs manteaux.
On y trouve également de petits porcs-épics, symboles de Louis XII. Visitant l'est de son royaume, le souverain, accompagné de son épouse Anne de Bretagne, est en effet entré dans la ville le 15 mai 1501.













Full English Breakfast



Petit livre joliment illustré par les photos de Tiphaine Birotheau, Made in London de Sidonie Pain m'a tout de suite sauté aux yeux dans le rayon cuisine, pourtant bien rempli, de la librairie.
La soupe de brocoli au Stilton et le Full English Breakfast ont accompagné à merveille mon week-end de Toussaint, blottie au chaud devant un film d'épouvante avec mon chéri.


Rihanna au gala de l'amfAR

La jolie Barbadienne a illuminé mercredi soir le gala de charité de Los Angeles, qui  a rendu hommage au créateur Tom Ford.