mardi 3 juin 2014

Godzilla

Godzilla

Réalisateur: Gareth Edwards
U.S.A., 2014

Avec: Bryan Cranston, Juliette Binoche, Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Ken Watanabe.




Allez voir Godzilla, c'est accepter de n'être pas trop surpris. C'est le plaisir de retrouver la bestiole créée par le japonais Ishirô Honda en 1954, savant cocktail de kitch, de gigantisme, de kawaii et d'épouvante.
On se laisse tenter par l'affiche très réussie dans les stations de métro, esthétique et impressionnante. On est curieux des nouveaux effets spéciaux et des innovations apportées par la 3D. Et, à condition de ne pas être trop regardant sur la vraisemblance, on se dit qu'on peut passer un bon moment, rire et peut-être un peu frémir.

Et il faut dire que le film commence plutôt bien, au Japon. Brian Cranston et Juliette Binoche (malheureusement dans une bien trop courte apparition...) donnent corps à l'intrigue sur fond de sinistres réminiscences d'Hiroshima.
L'histoire se poursuit après une ellipse de plusieurs années, alors que l'enfant du couple est devenu adulte, un militaire marié et père de famille. Et alors qu'en passant par Hawaï, on se retrouve à San Francisco, les choses commencent à se gâter. Aaron Taylor-Johnson et Elizabeth Olsen sont bien fades comparés à leurs aînés et jamais on ne s'attache à eux.

Si Godzilla commence sur fond de puissance destructrice nucléaire, comme un hommage aux origines de la saga, ce sont les peurs du XXIème siècle qui peuplent indéniablement le film. Un tsunami dans le pacifique rappelle celui de 2004. A San Francisco, c'est une mise en scène très 11 septembre qui prévaut, avec crashs aériens et tours en flammes. La ville américaine soumise au chaos. Mais on reste toujours dans le domaine des évocations plastiques, esthétiques même, sans beaucoup de finesse ni de fond.

Le Godzilla de 1954, mangeant un train.

Et puis surtout, le film semble n'en pas finir et l'on s'ennuie car la vedette se fait attendre: mais enfin, où est donc Godzilla, véritable arlésienne des grands fonds sous-marins ?! Pour nous faire patienter, on nous sert bien deux monstres nucléaires un brin ridicules, les MUTOS, mais ces descendants en ligne directe d'Alien (la référence est évidente !) ne remplacent pas la star, qui finit par apparaître pour le combat final.

Ainsi, malgré quelques bons moments, auxquels le ridicule n'est d'ailleurs pas toujours étranger, le film s'avère trop long dans sa deuxième partie, avec des humains plutôt falots et un monstre que l'on regrette de ne pas avoir côtoyé davantage.
En reste l'envie d'adopter un petit Godzilla en peluche, il est si mignon...

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