samedi 31 août 2013

Lou Doillon au Festival de Deauville

Lou Doillon, osant la transparence, est membre du jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville.
 
 


vendredi 30 août 2013

Le 39ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

Sans doute y a-t-il plusieurs festivals de cinéma fin août / début septembre pour remonter le moral des personnes qui vont reprendre le travail et qui, comme moi, ont envie de hurler...
 
Le 39ème Festival du Cinéma Américain de Deauville s'ouvre aujourd'hui et se clôturera dimanche 8 septembre.
 
 
 
Le Festival de Deauville, ce sont:
- de prestigieuses masterclasses, avec Steven Soderbergh et avec Christopher Vogler (auteur du Guide du scénariste),
- des premières, avec Blue Jasmine de Woody Allen,
- des hommages, à Larry Clark notamment,
- des documentaires,
- des séries TV.
 
Mais Deauville, ce sont également et surtout quatorze films en compétition cette année, avec un jury présidé par Vincent Lindon.
 
- All Is Lost de J.C. Chandor.
- Fruitvale Station de Ryan Coogler.
- Lily de Matt Creed.
- Short Term 12 de Destin Cretton.
- Breathe In de Drake Doremus.
- The Retrieval de Chris Eska.
- Stand Clear Of The Closing Doors de Sam Fleishner.
- Les amants du Texas de David Lowery.
- We Are What We Are de Jim Mickle.
- Shérif Jackson de Logan et Noah Miller.
- Blue Caprice de Alexandre Moors.
- Night Moves de Kelly Reichardt.
- A Single Shot de David M. Rosenthal.
- Blue Ruin de Jérémy Saulnier.
 
Je suis contente de retrouver Kelly Reichardt. J'avais beaucoup aimé son film Wendy et Lucy, avec Michelle Williams. J'avais eu le plaisir de l'entendre le présenter au Méliès de Montreuil, époque Stéphane Goudet.

Carey Mulligan à la Mostra de Venise


Anagrammes

 
CLEF PÊNE L'ORAGE.

 
GEE FELON PARCEL.

jeudi 29 août 2013

Let's have a kiki !

SJP & The Glee Club.

La 70ème Mostra de Venise

La 70ème édition de la Mostra internazionale d'arte cinematografica di Venezia a débuté hier et s'achèvera le 7 septembre.
Bernardo Bertolucci préside le jury.
 
 
 
Vingt films sont en compétition pour obtenir le prestigieux Lion d'Or, auxquels s'ajoute selon la tradition un vingt-et-unième film surprise.

- Les terrasses de Merzak Allouache (Algérie - France)
- L'intrépide de Gianni Amelio (Italie)
- Miss Violence d'Alexandros Avranas (Grèce)
- Tracks de John Curran (Royaume Uni - Australie)
- Via Castellana Bandiera d'Emma Dante (Italie - Suisse - France)
- Tom à la ferme de Xavier Dolan (Canada - France)
- Child of God de James Franco (USA)
- Philomena de Stephen Frears (Royaume Uni)
- La jalousie de Philippe Garrel (France)
- The Zero Theorem de Terry Gilliam (Royaume uni - USA)
- Ana Arabia d'Amos Gitai (Israël - France)
- Under the skin de Jonathan Glazer (Royaume Uni - USA)
- Joe de David Gordon Green (USA)
- Die Frau des Polizisten de Philip Gröning (Allemagne)
- Kaze Tachinu de Hayao Miyazaki (Japon)
- The Unkown known: the life and times of Donald Rumsfeld d'Errol Morris (USA)
- Night moves de Kelly Reichardt (USA)
- Sacro GRA de Gianfranco Rosi (Italie)
- Jiaoyou (Stray dogs) de Tsai Ming-Liang (Taipei - France)
- Parkland de Peter Landesman (USA)
 
Outre des réalisateurs qui ont fait leurs preuves et que j'apprécie, comme Stephen Frears et  Philippe Garrel, je suis ravie de retrouver deux jeunes talents, Kelly Reichardt et Xavier Dolan, qui sont indéniablement mes petits chouchous.

Michael Kohlhaas

Michael Kohlhaas
 
 
Réalisateur: Arnaud des Pallières
France, 2013.
 
 
D'après le roman d'Heinrich von Kleist paru en 1810.
 
 
Avec: Mads Mikkelsen, Mélusine Mayance, Bruno Ganz, Denis Lavant, Roxane Duran, Sergi Lopez, Amira Casar...
 
 
 
Les critiques souvent assez dures qui avaient accueilli la projection à Cannes ne m'avaient pas laissé envisager que je verrai un si bon film. J'ai en effet beaucoup aimé l'histoire complexe de Michael Kohlhaas, filmée avec beaucoup de rigueur et de justesse par Arnaud des Pallières, qui refuse toute facilité pour arriver à une œuvre qui donne à penser.

Dans les beaux et rudes paysages des Cévennes du XVIème siècle, Michael Kohlhaas est un homme prospère et heureux, puisqu'il a tout pour l'être: la sécurité d'un amour partagé, avec une femme et un enfant, une aisance matérielle et une activité dont il est fier, avec l'élevage de magnifiques chevaux. Kohlhaas est un homme libre, qui vit selon ses convictions protestantes et qu'on imagine plutôt privilégié dans un monde que l'on devine difficile. Mads Mikkelsen prête magnifiquement ses traits, forts et harmonieux, à ce personnage avec lequel il fait corps.
Jusqu'au jour où Michael Kohlhaas est victime des agissements malhonnêtes d'un petit baron local: deux de ses chevaux sont abîmés et un de ses valets est méchamment rossé. A compter de cet événement, le marchand de chevaux, qui menait jusque là une vie paisible, ne va cesser de tout mettre en œuvre pour réclamer justice, quel qu'en soit le prix, allant jusqu'à déclencher une guerre.

Arnaud des Pallières mène son film comme Kohlhaas mène sa quête: sans varier, sans jamais s'éloigner de son objectif. Il s'attache sans fioriture et sans effet aux pas de son personnage, ce qui a pu faire prononcer le mot ennui à certains. Il est vrai que durant les deux heures du film, l'esprit vagabonde parfois, mais Arnaud des Pallières sait toujours capter à nouveau l'attention de son spectateur et je dirais même davantage: il lui laisse la liberté de réfléchir.
Car enfin, quelle est réellement la motivation de Kohlhaas ? La justice, l'orgueil, le fanatisme ?
Et que penser de lui ? Bien sûr, sa quête de justice touche, car sur le fond, il a totalement raison, dramatiquement raison. Mais une fois encore que penser d'un homme prêt à mettre tellement dans la balance: sa famille, ses amis, son existence toute entière et même les innocents qu'il entraîne, des Don Quichotte ventripotents chevauchant des bidets fatigués ?
Kohlhaas émeut autant qu'il terrifie; car au final lui seul est comptable du sang qui est versé à profusion et qui jamais ne l'arrête.
Kohlhaas n'est ni pragmatique, ni politique, adjectifs à la connotation souvent négative, et pourtant, s'il l'était davantage ! Ces aspects apparaissent d'ailleurs nettement lors du face à face entre le marchand de chevaux et la princesse, Marguerite de Navarre, qui est, elle, politique jusqu'au bout de ses jolies mains jointes. Il s'agit d'un personnage magnifiquement abouti en une seule scène, interprété avec maestria par Roxanne Duran, une jeune comédienne de 20 ans qui m'a époustouflée.
 
 
Roxane Duran, dans le rôle de la princesse.
 
De par sa droiture inflexible, Michael Kohlhaas est au final un homme incroyable, dont les dernières larmes gardent tout leur mystère. Un homme d'exception, qui donne vraiment envie de célébrer les hommes ordinaires.
 
Volker Schlöndorff a également adapté le roman de Kleist en 1969: Michael Kohlhaas - Der Rebell, avec Anna Karina dans le rôle de la femme de Kohlhaas.
Quelqu'un a -t-il vu ce film et peut-il m'en parler ?

L'Abbé Ménardais

L'Abbé Henri Ménardais (1883-1965) est natif de Genêts, un village de la Baie du Mont Saint Michel que j'ai déjà évoqué ici.  Il y est également inhumé.
 
 
 
Aumônier des petits rats de l'Opéra de Paris et curé d'un village de Seine-et-Marne nommé Chalmaison, l'Abbé Ménardais entre en résistance active dès juin 1940.
Il accueille dans son presbytère des résistants, des parachutistes, des pilotes alliés dont les avions ont été abattus, des réfractaires, des Juifs et des communistes.
Il participe à l'organisation d'une colonie de vacances à Chalmaison, dans laquelle sont cachés des enfants juifs sous de fausses identités.
Il délivre de faux papiers et de faux certificats de baptême, qu'il fait même parvenir à des Juifs internés à Drancy.
 
"[Son église] devint petit à petit un grand poste de commandement régional"
témoigne en 1946 la résistante Madeleine Lévy, qui combattit à ses côtés.
 

Dès après la Libération, Henri Ménardais reçoit de nombreuses et prestigieuses décorations.
En 1997, il devient à titre posthume Juste parmi les Nations.

Plaque commémorative apposée dans l'église de Genêts.















 
 
Plaque commémorative apposée sur la façade
de l'immeuble du N° 390 de la rue Saint-Honoré à Paris.
 
 

lundi 26 août 2013

L'église de Genêts

Genêts est un petit village de la Baie du Mont Saint Michel, tout près de la maison où j'ai passé mes vacances. Nous allions d'ailleurs souvent acheter le pain dans la boulangerie près de l'église...
 
 
 
 
A des degrés divers, la plupart des églises des villages de la Baie dépendaient de la riche Abbaye du Mont Saint Michel.
Celle de Genêts a été bâtie au début du XIIème siècle par Robert de Thorigny, treizième abbé du Mont Saint Michel. L'organisation et les dimensions du bâtiment témoignent de l'importance de la paroisse de Genêts au Moyen-Âge, lorsqu'elle était le siège d'un doyenné de 27 paroisses.
 
 
 
Comme plusieurs églises de la Baie, celle de Genêts comporte un porche sud édifié aux XVème et XVIème siècles
Cette élégante construction fait office de narthex-vestibule. Avec ses bancs de pierre, elle servait aux réunions des conseils de paroisse. 
 
 
 
 
 
 
 
Le porche sud.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Saint Aubert
 
 
Évêque d'Avranches.
Initiateur du culte à Saint Michel
au Mont Tombe en l'an 708.
Natif de Genêts.
 
 
Statue de bois polychrome.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le cimetière ancestral autour du clocher a été conservé.
 
 
 
 


Robert Pattinson pour Dior Homme



La campagne sera dévoilée début septembre.
Nan Goldin en est la photographe.
Quant au film publicitaire, Romain Gavras est à l'origine du scénario.
J'avais bien aimé Pattinson dans Cosmopolis de Cronenberg. A voir donc. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, en terme de glamour, il me semble que Bobby a encore tout à prouver...

Chloë Sevigny égérie Uniqlo

Chloé Sevigny est l'égérie de la ligne cachemire d'Uniqlo pour la campagne de l'automne-hiver 2013-2014.



C'est Olivier Zahm, rédacteur en chef du magazine Purple Fashion, qui a été le directeur artistique de cette campagne qu'il a articulée autour de la chaise, "symbole du confort et de l'intimité du foyer."

dimanche 25 août 2013

Coutances - la cathédrale et le jardin des plantes

Coutances est une petite ville située sur un éperon rocheux au bord de la Soulles.
 
Sa cathédrale, relativement épargnée par les conflits ayant touché la Normandie, est un très bel édifice gothique.
 
 
 
 
La première fois qu'il est fait mention d'un évêque à Coutances, c'est en 511, mais ça ne signifie pas forcément qu'il résidait sur place ni même qu'il y avait une église.
En 1048, l'évêque Geoffroy de Montbray s'installe à Coutances et entreprend la construction d'une cathédrale de style roman. Elle est consacrée en 1056 en présence de Guillaume le Conquérant. Geoffroy de Montbray, ami du duc, participe à la conquête de l'Angleterre et en revient avec des trésors pour sa cathédrale.
C'est vers 1210 que l'évêque Hugues de Morville commence la construction de la cathédrale gothique qui sera achevée en 1274. Derrière de nombreux murs se trouvent encore des vestiges de la cathédrale romane.
Les guerres de religion causent quelques dégâts à l'édifice en 1562, mais ils seront rapidement réparés.
Pendant la Révolution, en 1794, de nombreuses statues sont enlevées ou mutilées.
Durant la deuxième guerre mondiale, bien que Coutances ait été bombardée, la cathédrale n'a pas subi de dommages.
 
 
 
Les tours jumelles atteignent près de 80 mètres de hauteur.
 
 
 
 




 
La Tour lanterne octogonale mesure environ 57 mètres de haut. Elle permet d'apporter  une grande source de lumière au centre de la cathédrale. En se plaçant à sa verticale, en regardant en l'air, on passe du carré (symbole de la terre) à l'octogone (symbole de résurrection) pour arriver finalement au cercle qui est au sommet (symbole du ciel.)
 
 
 
 
 
 
 
Le mot nef vient du latin Navis qui signifie navire. Semblable à la coque d'un bateau, la voûte en pierre  est maintenue en place par les arcs, qui soutiennent un poids énorme en s'appuyant sur les piliers qui reposent sur le sol. Pierre et lumière sculptent l'espace pour créer une impression totalement aérienne.
 
 
Le déambulatoire.
 
 
 
 
 

 
 

Le mur peint de la chapelle de Saint Joseph, dans le déambulatoire sud, date de 1381.  La Trinité, avec Dieu le Père, le Christ en croix et la colombe du Saint Esprit, figure tout en haut. L'homme qui a fait don de cette chapelle est représenté agenouillé devant le trône de la vierge à l'enfant.
 
 
 

La chapelle Notre-Dame.
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



 
La vue sur le chevet permet d'admirer la tour lanterne et la chapelle Notre-Dame qui émerge du chœur à l'est. Le poids du toit du chœur est soutenu à l'extérieur par des arcs-boutants. Chacun d'eux supporte une partie de la charge jusqu'au sol grâce aux piliers verticaux.
 
 
 
 
 
 
Après avoir visité la cathédrale et avant d'aller boire un verre sur la place, allez flâner un instant dans le jardin des plantes tout proche...
 


 
 


 


Cèdre du Liban
Cedrus Libani.
 

L'abbaye Sainte-Trinité de Lessay

 
 
 
 
Considérée comme un joyau de l'art roman, l'abbaye Sainte-Trinité de Lessay a été fondée en 1056 par le seigneur de La Haye-du-Puits, Richard Turstin Haldup et son fils Eudes au Capel.
 
 
 
 
 
 
Au XIIème siècle, l'abbaye bénédictine possédait des biens dans plus d'une quarantaine de paroisses dans le Cotentin, dans le Bessin, à Jersey et jusqu'en Angleterre.
 
 
La nef et le chœur.



 
 
Aux XIVème et XVème siècles, elle eut à souffrir de la guerre de cent ans et des guerres de religion, qui marquèrent le début de son déclin.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En 1752, les bâtiments conventuels du XIème siècle furent rasés et reconstruits dans le style de l'époque.
 
 
La nef vue du chœur.
 
 
En 1791, l'abbaye fut vendue comme bien national. L'église abbatiale devint église paroissiale et depuis cette date, les bâtiments conventuels sont privés.
 
 
 
 



 
 
Le 11 juillet 1944, les troupes allemandes posèrent dans la nef 25 mines anti-chars, dont l'explosion provoqua d'immenses dégâts.
 
 
Sainte Opportune

Abbesse de Montreuil au diocèse de Sées - Sœur de Saint Godegrand évêque de Sées
VII-VIIIème siècle
Patronne de l'ancienne église paroissiale de Lessay.

Ce relief en pierre calcaire du XIIIème siècle
provenant de l'ancienne église paroissiale de Sainte Opportune
sur le territoire de laquelle fut fondée en 1056 l'abbaye de Lessay
est la plus ancienne représentation de la Sainte en Normandie.
 
 
La restauration de l'édifice à l'identique, menée par l'architecte en chef des Monuments historiques Yves-Marie Froidevaux, dura de 1945 à 1958.
 
 
L'église abbatiale est l'un des tous premiers édifices du monde occidental
à avoir reçu un voûtement complet sur croisées d'ogives.
 
 
 
L'abbaye Sainte-Trinité en juillet 1944.