mardi 30 juillet 2013

Masqué - Anomalies

Masqué
 
Bande-dessinée, 2012.
Tome 1: Anomalies
 
Scénario: Serge Lehman.
Dessin: Stéphane Créty.
Encrage: Julien Hugonnard-Bert.
Couleur: Gaétan Georges.

 
Masqué réunit un scénario original et passionnant et un univers graphique de toute beauté. Si vous ne l'avez pas encore croisée chez votre libraire ou à la bibliothèque, c'est vraiment la BD à découvrir de toute urgence en cet été 2013.
Anomalies est le premier tome de la série qui en compte quatre, le dernier étant sorti ce printemps.
 

 
"Blessé au cours d'une mission dans le Caucase, le sergent Frank Braffort regagne Paris après six ans d'absence. Il découvre une ville en pleine mutation orchestrée par le préfet Beauregard: Paris-Métropole. Une ville où le gigantisme rétro fait fureur et où se multiplient les "anomalies", événements mystérieux que nul ne peut expliquer. Une ville qui va s'emparer de Braffort et lier leurs destins à jamais..."
 
Ce premier tome de Masqué, qui présente surtout les personnages de la saga et plante le décor, dessine un Paris d'anticipation extrêmement abouti. Une capitale moderne, étonnante et un brin terrifiante, mais que l'on reconnaît totalement. Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, ce qui n'est pas si facile à réussir. Quelques exemples. Le 13ème arrondissement fait partie d'un nouveau district mais est toujours le quartier chinois. Les véhicules volent au-dessus de la Seine mais sont estampillés Renault. Et malgré les phénomènes inexpliqués, les petits rades de Paris, avec leurs comptoirs et leurs petites tables qui sont comme un concentré de l'existence, restent les petits rades de Paris.
Le concept de "gigantisme rétro", qui allie aux buildings et aux prouesses technologiques une esthétique Art Déco des années 1920, dans l'architecture comme dans la mode, a un rendu tout simplement sublime.
 
Si l'on ajoute à cette ambiance captivante les prémices d'une intrigue originale et angoissante, on referme Anomalies en réclamant la suite.
Je l'ai réservée à la bibliothèque, mais le temps me paraît bien long...

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