mardi 30 avril 2013

lundi 29 avril 2013

Venise sous la neige

Comédie écrite et mise en scène par Gilles Dyrek
 
Décor: Olivier Prost
Avec: Emilie Colli, Florence Savignat, Loïc Legendre et Eric Mariotto


 
 
5 rue Nicolas Appert
75011 Paris
 
 
Venise sous la neige, c'est en fait le fameux petit bibelot symbole du kitch, la boule de verre remplie d'eau, avec un petit paysage en plastique sur lequel tombe la neige lorsque l'on secoue. Et c'est vraiment tout pour l'Italie, car cette comédie réunit deux couples dans un appartement parisien et s'il est question d'un pays étranger, c'est uniquement de l'improbable Chouvénie. Mais je n'en dirai pas plus concernant l'intrigue, car vraiment ce serait dommage...
 
 
 
 

Par contre, le schéma de la pièce est intéressant à étudier car il me semble très représentatif du théâtre de boulevard.
Une situation de départ somme toute des plus traditionnelles: un dîner chez Monsieur et Madame Tout-le-monde, est tout à coup perturbé par le fameux quiproquo qui génère incompréhensions, jeux de mots et comportements toujours plus cocasses. Les apparences et la bonne éducation se fissurent pour finir par exploser. Comique de situation et comique de phrases se répondent et s'appuient l'un sur l'autre. La fin est bien sûr toujours gaie et assez bienveillante, mais avec tout de même une vraie transformation des personnages: les cyniques se radoucissent et se laissent aller à quelques bons sentiments quand les naïfs ouvrent enfin les yeux. On revient à l'équilibre initial, mais reposant cette fois sur des bases plus saines puisque conventions et petites hypocrisies sociales viennent de voler en éclats au fur à mesure du déroulement de la pièce.

Pour moi, c'est cela le boulevard: énormément de mouvement mais très peu de surprise ! Le spectateur sait d'avance ce qu'il va voir, mais peu importe finalement puisque c'est pour ça qu'il y va. Le succès est dans le rire, ni plus, ni moins.

Pour ma part, bien évidemment que j'aime profondément un autre théâtre, mais j'ai une vraie tendresse pour le boulevard avec lequel j'ai grandi parce que ma mère adore ça. Enfant, j'ai d'ailleurs cru longtemps que le théâtre, c'était Jacqueline Maillan ou Jean Lefebvre dans Pauvre France !
Puis il y a eu l'école; j'ai lu, j'ai vu et je me suis abonnée au Théâtre National Dijon Bourgogne la première année où j'étais étudiante. Mais de l'enfance, il reste toujours quelque chose n'est-ce pas...

dimanche 28 avril 2013

Retour au Palais de Tokyo pour un Rendez-Vous

Contrairement à ce que j'avais annoncé précédemment, l'émission de France Culture Le Rendez-Vous a lieu tous les vendredis en direct du Palais de Tokyo jusqu'à la fin du printemps, et non pas uniquement durant le mois de mars. Désolée... Il est donc toujours possible d'y assister le vendredi soir, de 19 à 20 heures.
J'y retourne donc ce vendredi. Initialement, les invités devaient être Michel Houellebecq et Jean-Louis Murat, mais tous deux ont annulé. Dommage pour Murat, mais je déteste Houellebecq et comme j'ai déjà vu un prix Goncourt en chair et en os en la personne de Marie N'Diaye, sa présence n'avait pas le moindre intérêt pour moi.

 

Comme à l'accoutumée, l'émission commence avec le journal de la culture. Samedi 27 avril se déroule la 15ème fête de la librairie indépendante avec l'opération "un livre, une rose." Une librairie de Lille propose quant à elle "un livre, une saucisse", ce qui a beaucoup fait rire Laurent Goumarre. Pour ma part, je trouve que c'est une excellente idée; j'adore les fleurs mais je suis encore plus gourmande et ne dis jamais non à de la bonne charcuterie. Néanmoins, malgré ces touches d'humour, la situation des librairies reste difficile. Le réseau de librairies indépendantes Chapitre est dans une passe préoccupante. Un CE doit se tenir le 3 mai prochain et 12 librairies sur 57 pourraient fermer. Chapitre a été racheté par des fonds de pension américains qui peut-être ne s'intéressaient qu'à la branche de vente en ligne. C'est un vrai problème en province où les librairies sont déjà peu nombreuses et il faut savoir que 48%  des français n'achètent pas de livres. Pour ma part, je suis une habituée de la librairie Le Divan rue de la Convention dans le 15ème arrondissement, qui est un de mes endroits favoris. J'y flâne chaque mercredi ou presque...



Les brèves ensuite.
Deux têtes d'animaux en bronze, œuvres d'art  issues du pillage du Palais d’Eté de Pékin et qui ont fait l'objet d'une vive polémique lors de leur mise en vente à Paris en 2009, vont être restituées à la Chine par la famille Pinault.



Horst Tappert, comédien allemand, inoubliable interprète du non moins fameux inspecteur Derrick, aurait été membre de la Waffen-SS durant la guerre et non simple ambulancier dans la Wehrmacht comme il l'avait toujours affirmé.
Une star de la botanique au Royaume-Uni, qui collabore notamment avec la BBC, a mené une expérience afin d'étudier le rapport entre la croissance des plantes et l'ambiance musicale. Il a donc installé quatre serres, sonorisées différemment: une avec uniquement le silence, une avec de la musique classique, une avec du Cliff Richard et la dernière avec du Black Sabbath, groupe de Heavy Metal britannique. Toutes les plantes exposées à du Cliff Richard ont crevé, mais le botaniste se demande si ce n'est pas du sabotage...

 

Arman Méliès est l'invité de la session pour son nouvel album, IV. Cet artiste a notamment collaboré avec Hubert-Félix Thiéfaine et Julien Doré.
Il interprète deux chansons à la guitare: "Mon plus bel incendie", puis "Dans la cendrée", que j'ai préférée à la précédente. Ce sont des chansons plutôt agréables, mais qui ne m'ont pas séduite outre-mesure.
A noter que dans le clip de "Mon plus bel incendie", Arman Méliès fait exécuter allégrement tout le gratin de la chanson française. Je vous laisse découvrir...









Serge Lehman est le premier invité de ce vendredi. Situationniste, théoricien de la Science-Fiction, cet auteur de BD revient avec le Tome 4 de sa série Masqué, intitulé Le Préfet SpécialMasqué raconte l'histoire d'un ancien militaire qui, de retour à Paris, est confronté à une série d'événements étranges. Sous le nom de L'Optimum, il devient un super-héros dans la lignée du Nyctalope du début du XXème siècle. Dans les tomes 3 et 4, il combat le préfet diabolique. (Je tiens d'ailleurs à préciser que le préfet de Paris diabolique a réellement existé: il s'appelait Maurice Papon.) En se nourrissant de la tradition française du Nyctalope mais également de celle des comics américains, Serge Lehman a voulu réhabiliter le super-héros à Paris. Le super-héros en effet n'apparait plus après la deuxième guerre mondiale en Europe, où l'idée du surhomme n'a déjà que trop suffisamment fait parler d'elle. Il n'y a plus alors que des super-vilains, comme dans La Marque Jaune.
J'ai trouvé Lehman très intéressant et j'irai voir à la bibliothèque si je peux trouver ses BD.




Thomas Clair consacre cette semaine sa chronique au magazine NEON, "journal branché comme son nom l'indique, sympathique et gai" qui a un an maintenant.
Micro-trottoir: quel a été ton pire râteau ? Une jeune femme abordée en boîte de nuit: "C'est pas qu't'es beau, c'est pas qu't'es moche. T'es moyen."
Reportage: c'est quoi cette cicatrice ?
"Light, trop light et une part anorexique laissée à la culture", Thomas Clerc conclue: "trop cool pour moi."
Mais une fois encore une chronique tout à fait à mon goût !



Le second invité est Bernard Quiriny, critique, nouvelliste (textes fantastiques) et professeur de Droit à l'Université de Bourgogne, qui présente son ouvrage biographique Monsieur Spleen. Notes sur Henri de Régnier.
Epoux de Marie de Heredia, la fille du poète, qui le trompait sans vergogne, l'écrivain Henri de Régnier reste finalement pour la postérité le plus grand cocu de la littérature française. Son fils était en fait celui de Pierre Louÿs et il n'aurait peut-être même jamais touché sa femme qui n'a cessé de l'humilier. Autant de revers qu'il a supporté avec un parfait stoïcisme, ce qui fait un peu la grandeur de l'homme selon Bernard Quiriny. L'homme de Lettres en tout cas a connu un succès très important avant d'être totalement désavoué (par Gide notamment) puis pratiquement oublié. "La postérité a été assez cruelle."
L'auteur a lu peu à peu ses 40 livres, non réédités, puis a décidé d'en faire un 41ème.
A travers cet ouvrage, Bernard Quiriny propose une distinction entre deux types d'écrivains. Les successifs, qui fignolent chaque page: la page deux n'est abordée que lorsque la première est jugée parfaite. Et les assemblistes, qui rédigent un grand jet d'un seul coup, puis qui y reviennent pour retailler, dégraisser et ciseler l'ensemble. Intéressant.


Bref, un Rendez-Vous comme je les aime, pertinent, drôle et nourrissant (même si on n'offre pas de saucisses...)
Sans doute échaudé, Laurent Goumarre n'a pas voulu dévoiler le nom des invités du prochain vendredi. A suivre.
 


vendredi 26 avril 2013

Dominique Braud expose à New-York

Je vous avais déjà parlé il y a quelques temps de Dominique Braud, une photographe qui travaille beaucoup sur la nature et les animaux, notamment ceux d'Afrique qu'elle immortalise superbement.
 
 
 
 
Plusieurs de ses photos sont présentées jusqu'au 9 mai dans une galerie new-yorkaise, Agora Gallery, au sein d'une exposition intitulée "Altered States of Reality: An Exhibition of Analog and Digital Fine Art Photography."
Si le voyage aux États-Unis vous paraît compliqué, vous pouvez en découvrir davantage ICI.

mercredi 24 avril 2013

Le jury du prochain Festival de Cannes

Nous connaissions déjà le président, Steven Spielberg, le nom des autres membres du jury vient d'être rendu public.
 
Il se compose de huit personnalités du 7ème art:
 
Daniel Auteuil (Acteur/réalisateur français)
Vidya Balan (Actrice indienne)
Naomi Kawase (Réalisatrice japonaise)
Nicole Kidman (Actrice/productrice australienne)
Ang Lee (Réalisateur/producteur/scénariste taïwanais)
Cristian Mungiu (Scénariste/réalisateur/producteur roumain)
Lynne Ramsay (Scénariste/réalisatrice/productrice britannique)
Christoph Waltz (Acteur autrichien)
 

L'actrice indienne Vidya Balan

mardi 23 avril 2013

Les Apaches

Spectacle vu à la MC 93 à Bobigny.

Mise en scène, décor et costumes: Macha Makeïeff.
Chorégraphie: Thomas Stache.

Avec: Braulio Bandeira, Philippe Borecek, Romuald Bruneau, Noëlie Giraud, Robert Horn, Hervé Lassïnce, Canaan Marguerite, Aurélien Mussard.



Pour commencer, laissons Macha Makeïeff nous expliquer les références qui ont présidé à la création de cet étonnant spectacle:
"Le style apache est né après la Première Guerre mondiale, en référence aux Apaches, voyous très jeunes, ultraviolents, qui eux sont apparus autour des années 1900. Être apache c'était à la fois un mode de rupture revendiqué, un style vestimentaire, une sorte de dandysme de la rue et du crime. Ces vrais apaches disparus du paysage, les artistes des années 20 qu'ils avaient fascinés les réinventent, les subliment, dans la littérature, au cinéma et au music-hall où les numéros apaches se multiplient."
Dans un décor de toute beauté, représentant un théâtre Nickelodéon un peu délabré et d'une infinie poésie, ce sont en effet deux tableaux qui se succèdent.
 
Le premier met en scène les véritables apaches, comme dans Casque d'Or, à travers une galerie de personnages allant du voyou à la prostituée, dont les rapports sont plus qu'ombrageux. J'ai été au départ un peu déstabilisée par ce début de spectacle, par son absence de narration au sens classique du terme et par la violence gratuite des protagonistes, omniprésente comme elle l'était sans doute dans la réalité, mais que j'ai néanmoins toujours un peu de mal à supporter.

Malheureusement, la photo ne rend que très médiocrement l'atmosphère du spectacle.

Le second tableau laisse la part belle à la re-création de ces apaches à travers le Music-Hall. Nous sommes au cabaret, au cinéma (muet !), pour finir sur un transatlantique en route pour le rêve américain. Les personnages s'humanisent, se font plus sensibles, plus touchants. Ce sont cette fois des artistes, tantôt virtuoses, tantôt patauds et bien souvent les deux à la fois. Le spectateur est alors emporté dans un festival mené tambour battant par des comédiens qui deviennent tout à la fois musiciens, chanteurs, magiciens, travestis dans l'esprit de Joséphine Baker, acrobates, ventriloques, danseurs de claquettes, héros du cinéma muet... Ils semblent en mouvement à chaque seconde ! Apparaissent un Raspoutine d'opérette qui joue de l'accordéon (mais qui fait peur quand même), un canard, un vrai, très sage dans une petite brouette poussée à vive allure, de faux jumeaux en perpétuelle rivalité... C'est une explosion, un ravissement, jusqu'au final grandiose avec une danse des masques.

Les références à notre époque actuelle, sans doute pas si éloignée dans l'évocation des bandes de jeunes ultraviolentes et dans les relations entre les arts et la rue, sont aussi drôles que fines: "Hip, hop, hip, hop..." se disent deux acrobates en pleine action, on nous parle des fameux "frères Mario", etc.

Macha Makeïeff évoque avec tendresse et avec une rare maestria la condition d'artiste. Elle nous offre un merveilleux cabinet de curiosités bien vivant.

lundi 22 avril 2013

Kim Novak, invitée d'honneur du Festival de Cannes

A l'occasion de la présentation d'une copie restaurée de Vertigo d'Alfred Hitchcock (Sueurs froides en français...) dans le cadre de Cannes Classics, l'actrice américaine Kim Novak sera honorée lors du 66ème Festival.
Personne n'a oublié son rôle de femme aux deux visages dans ce film d'Hitchcock, qui est peut-être mon préféré du réalisateur anglais. Sa silhouette en tailleur strict gris perle et son chignon banane au blond parfait restent en effet gravés dans les mémoires.
 
Kim Novak et James Stewart
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Kim Novak a également joué dans L'homme aux bras d'or d'Otto Preminger.
 
 
Kim Novak et Frank Sinatra
 
J'ai vu ces deux films pour la première fois lorsque j'étais gamine, à la télé avec mes parents, et ils m'avaient tous deux très profondément marquée; j'en ai des souvenirs encore très vifs d'ailleurs, me remémorant des scènes entières. J'aimerais beaucoup les revoir au cinéma.

dimanche 21 avril 2013

BANLIEUES BLEUES - DJ Grazzhoppa's DJ Big Band + Marie Daulne + Juice Aleem

Concert du vendredi 19 avril au Nouveau Théâtre de Montreuil,
dans le cadre du festival de jazz Banlieues Bleues,
30ème édition jusqu'au 26 avril en Seine-Saint-Denis.
 
DJ Grazzhoppa est un artiste belge qui a porté l'ambition de faire de la platine un instrument à part entière. Très novateur, il a fondé il y a 10 ans un Big Band de DJ, dans l'esprit même des orchestres de jazz: DJ Grazzhoppa's DJ Big Band. Cette formation étonnante ne cesse depuis d'explorer les liens entre  scratch, jazz, hip-hop, bop, swing, groove et rap. Elle revient avec un nouvel opus intitulé Back to Scratch.
 
Pour ce concert dans le cadre de Banlieues Bleues, le sextette, formé de DJ Grazzhoppa, DJ Boulaone, DJ Mixmonster Menno, DJ Iron, DJ Izerbeat et DJ Courtasock,  était installé en ligne devant un grand écran diffusant des images faisant référence à la Street Culture, comme la réalisation d'une œuvre plutôt chouette par un grapheur. Les voir scratcher côte à côte, en lien tous les six, était vraiment étonnant et le résultat, très abouti, des plus réjouissants. La parenté avec le jazz semble évidente tant on ressent le sentiment de pure liberté  induit par ce sens du rythme si particulier.
 
 
 
 
Le groupe était accompagné par le rappeur anglais de Birmingham, Juice Aleem  et par la chanteuse belge Marie Daulne du groupe Zap Mama, qui m'a totalement bluffée. Une femme d'une grâce et d'un talent remarquables !

 
Je suis heureuse d'avoir eu la chance d'assister à ce concert.
 
Si les plus belles années de ma vie avaient une bande-son, ce serait forcément du jazz...
 

samedi 20 avril 2013

Etats d'âme cinématographiques

Mon cinéma me manque.
Après une grève record des personnels et une vague de licenciements, le Méliès de Montreuil a rouvert ses portes, mais ce n'est plus maintenant qu'une coquille vide.
 
 
 
J'ai assisté ces derniers temps à beaucoup de spectacles, j'ai été souvent invitée au théâtre par des amis, ce qui m'a laissé assez peu de temps pour le cinéma. Et j'avoue que ça m'a arrangé quelque part car je ne parviens pas à surmonter ma déception suite à toute cette histoire rocambolesque. Je n'ai pas eu envie de retourner au Méliès et je n'ai pas eu envie non plus d'aller dans une autre salle. Mais je sais bien que je ne vais pas renoncer au cinéma pour le reste de ma vie et qu'il me faudra abandonner (provisoirement peut-être...) un Méliès dont Stéphane Goudet est le directeur artistique. Le fameux principe de réalité: pour l'instant ce cinéma n'existe plus.
 
De colère, j'ai pensé acheter une carte illimitée et aller au ciné à Paris. Je fais déjà tellement de choses à Paris... Mais justement, j'aime cette proximité, qui me permet d'aller voir un film sur un coup de tête le dimanche soir, en pyjama, avec quelques vêtements par dessus, mais en pyjama quand même, avec des bonbons dans ma poche. J'aime le chemin du retour à pied, la nuit, entre la salle et mon appartement, qui permet de revivre un peu le film dans ma tête. J'aime évidemment le fait qu'une ville ait son cinéma municipal.
 
Et puis j'ai vécu au Méliès des moments de cinéma extraordinaires. Il y a eu dans cette salle des rencontres  incroyables, des propositions incessantes. J'ai pu voir et écouter Wes Anderson, Claire Denis, Manuel De Oliveira, Robert Guédiguian, Maïwenn, Michel Ciment... Je sais que j'en oublie. Et beaucoup.  J'ai adoré les ciné-conférences de Goudet autour de L'inconnu du Nord-Express d'Alfred Hitchcock et surtout autour du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica, de vraies leçons de cinéma, passionnantes, pour un ticket à 4,60 €.
 
Je suis triste et amère. Je suis sûre que de nombreux Montreuillois le sont également.
Je n'aurais jamais cru dire ça un jour:
- Aller au cinéma ?
- Bof.

vendredi 19 avril 2013

Ironie

Lu ce soir en rentrant du boulot.
Un graffiti sur une affiche de pub, dans le métro, place d'Italie.
"Tiens bon Hollande. La gauche compte sur toi."
C'est forcément ironique, non ?! 

The witch is dead !

La chanson du moment en Angleterre. Mais rien n'empêche de la chanter ici aussi !


Cannes 2013: la sélection !

La sélection vient d'être rendue publique et comporte beaucoup de réalisateurs que j'aime tout particulièrement. Voici qui promet d'être intéressant !

Les 19 films en compétition:

- Valeria Bruni-Tedeschi, Un château en Italie
- Ethan et Joel Coen, Inside Llewyn Davis
- Arnaud des Pallières, Michael Kohlhaas
- Arnaud Desplechin, Jimmy P. (Psychotherapy of a plains indian)
- Amat Escalante, Heli
- Asghar Farhadi, Le passé
- James Gray, The immigrant
- Mahamat-Saleh Haroun, Grigris
- Jia Zhangke, Tian Zhu Ding (A touch of sin)
- Kore-Eda Hirokazu, Soshite Chichi Ni Naru (Like father, like son)
- Abdellatif Kechiche, La vie d'Adèle
- Takashi Miike, Waro Na Tate (Shield of straw)
- François Ozon, Jeune et jolie
- Alexander Payne, Nebraska
- Roman Polanski, La Vénus à la fourrure
- Steven Soderbergh, Behind the candelabra (Ma vie avec Liberace)
- Paolo Sorrentino, La grande Bellezza (The great beauty)
- Alex Van Warmerdam, Borgman
- Nicolas Winding Refn, Only God forgives


Valeria Bruni-Tedeschi
 

mercredi 17 avril 2013

Pure vitamine C



La robe citrons de Solange Knowles au festival de Coachella en Californie sent vraiment bon l'été.

Bains Douches, Street Art et 13ème arrondissement (2nde partie)

 
Aner & Maher (Alapinta Crew),
décembre 2011,
au 50 rue Jeanne d’Arc
Si le Street Art a donc colonisé l'immeuble des Bains Douches avant sa démolition prochaine, je l'ai pour ma part surtout découvert au printemps dernier. 
Je travaillais à ce moment-là dans le 13ème arrondissement, et j'avais pris quelques habitudes autour de la rue Nationale, de la place d'Italie, de la place Jeanne d'Arc et de la rue du Château des Rentiers. C'est ainsi que j'ai découvert que la mairie du 13ème avait œuvré au développement du Street Art, en permettant à des artistes mondialement reconnus d'exécuter des fresques sur les murs du quartier. Ma collègue Sabrina, habitant le coin, m'avait alors expliqué que le maire cultivait l'ambition d'en faire un lieu de visite à part entière dans Paris, par le biais de parcours organisés autour des œuvres. Je suis à ce propos un peu sceptique, car je ne pense pas que dès demain, des hordes de petites japonaises et de jolies américaines délaisseront le Louvre et les grands magasins pour déambuler entre les tours HLM du 13ème, appareils photos au poignet. Par contre, pour les habitants, l'initiative est extrêmement intéressante, ce que j'ai pu constater par moi-même. Sans être particulièrement glauque, le quartier est en effet très bétonné du fait de la présence de nombreux immeubles assez hauts et cela lui donne un air un peu austère, parfois même assez triste, que les fresques réchauffent indéniablement. Le fait tout simple que ce soit coloré, gai et agréable à regarder me paraît déjà fondamental.
 
 
 
 
 
Inti,
juin 2011,
sur le mur de l'école rue Lahire
 
La fresque d'OBEY, bien visible depuis le métro aérien près de la station Nationale, se trouve sur un immeuble d'habitation. Je connaissais plusieurs enfants qui y vivaient et qui en étaient très fiers. Ils étaient ravis d'avoir assisté à sa réalisation et à son inauguration avec tous les officiels.
 
 
OBEY,
juin 2012,
à l'angle du boulevard Vincent Auriol et de la rue Jeanne d'Arc
 
 
J'ai quant à moi assisté à la création de l'œuvre de VHILS (et oui, nous le retrouvons...) rue du Château des Rentiers, sur le mur d'une école.
VHILS est un jeune artiste portugais, incroyablement doué. Ses portraits, à la technique très particulière, ornent désormais les murs de très nombreuses villes dans le monde. C'est en effet en détruisant des fragments plus ou moins importants de mur qu'il fait apparaître les traits de ses personnages, ce qu'on ne perçoit que très imparfaitement sur les photos.


VHILS,
juin 2012,
au 173 rue du Château des Rentiers
Dans le 13ème, j'ai pu observer à quel point les habitants, de tout âge et de tout horizon, s'intéressaient à cette fresque, avec ou sans bienveillance, mais là n'est pas vraiment l'important à mon avis. Les gens regardaient, s'éloignaient pour en avoir une vue d'ensemble, s'en approchaient pour en observer les détails. Et ils en parlaient.

Je la contemplais un midi en allant acheter mon déjeuner.
Un monsieur, s'adressant à moi: "C'est Mitterand ça non ?"
Moi: "Vous croyez ? Il avait le nez comme ça ?"
Le monsieur: "Ben maintenant que la gauche est revenue au pouvoir..."
Moi: "Vous pensez que comme le PS est repassé, on va avoir des Mitterand partout ?!"
Et nous avions rigolé.

Et oui, finalement le maire n'a pas tort, ça vaut le coup de consacrer un peu de temps à une balade pour découvrir ces œuvres de Street Art. En attendant, une galerie photos en ligne les répertorie.

mardi 16 avril 2013

La star du jour

La star du jour vient tout juste d'avoir quatre ans et porte la robe en mousseline et le diadème de princesse comme personne.
 
 
 
C'est la petite fille la plus charmante et la plus futée qui soit.
Elle aime les livres d'images, son grand frère adoré, le chocolat (mais des gens malintentionnés l'obligent parfois à manger des choses horribles, comme de la tarte à la carotte...) et son nounours rose, même s'il est d'une hygiène des plus douteuses.
Quand elle sera plus grande, elle fera tout, aura tout, ira partout. Mais de préférence en première classe et en quatre étoiles car elle aime bien son petit confort.
 
Un mantra ?
"Oh ben oui !!!"
 
Une déclaration en exclusivité ?
"Ma tatie a mis des cœurs à la place de mes yeux."

lundi 15 avril 2013

Cannes 2013, dans un mois...

Le festival de Cannes s'ouvrira le 15 mai prochain.
 
J'adore Cannes depuis très longtemps, pour le cinéma et pour les paillettes du tapis rouge; je me souviens d'avoir écouté le palmarès à la radio le dimanche soir des années durant, dans mon petit appart d'étudiante, sur la terrasse de ma maison dans l'Yonne... Je me souviens de Palmes d'Or, vues parfois des mois après, et qui restent parmi mes films favoris.
 
Le mystère est encore bien entretenu autour de cette 66ème édition, mais quelques éléments sont d'ors et déjà publics.
 
Le jury sera présidé par Steven Spielberg, ce qui n'est pas pour me réjouir outre mesure.
 
Audrey Tautou sera la maîtresse de cérémonie, probablement habillée en Chanel.
 
The Great Gatsby, de l'Australien Baz Luhrmann avec Leonardo Di Caprio fera l'ouverture.
 
Le film de clôture sera un film français de Jérôme Salle, Zulu, avec Forest Whitacker et Orlando Bloom.
 
Et comme toujours, une très belle affiche...
 
 
 
Joanne Woodward et Paul Newman, sur le tournage du film A New Kind of Love, de Melville Shavelson, en 1963.

dimanche 14 avril 2013

Bains Douches, Street Art et 13ème arrondissement (1ère partie)

Les Bains Douches, dans le 3ème arrondissement, à l'époque où le nom recouvrait la fonction, étaient fréquentés par Marcel Proust qui allait y prendre des bains de vapeur.
 
En 1978, le lieu se transforme en club et en salle de concert pour devenir très vite la boîte mythique des nuits parisiennes dans les années 1980. Jean-Michel Basquiat, Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld, Stella MacCartney,  Grace Jones et tant d'autres viennent y brûler leurs jolies ailes. Le groupe de Manchester Joy Division y enregistre même en 1979 un live demeuré fameux.
Mais brusquement, en mai 2010, en raison de problèmes de sécurité liés à la vétusté du bâtiment, la discothèque ferme définitivement ses portes.
Le lieu sera détruit le 30 avril prochain pour laisser place en 2014 à un hôtel chic et branché, dans l'esprit du Chateau Marmont à Los Angeles parait-il.
 
Pour symboliser cette page qui se tourne, Jean-Pierre Marois, le propriétaire, a eu l'idée d'organiser un au revoir à la hauteur de la réputation des lieux. Fin 2012, il contacte la galeriste Magda Danysz, spécialisée dans le Street Art et lui propose d'y organiser une résidence d'artistes. Ainsi, ce sont près d'une trentaine de plasticiens qui ont la possibilité de travailler dans les 3000 m² de l'immeuble et de ses cours, choisissant librement le lieu de leur intervention, pour transformer peu à peu l'espace en galerie éphémère. Le projet a commencé au mois de janvier dernier pour se poursuivre jusqu'au moment de la destruction de l'immeuble.
 
Et pour visiter cet espace, toujours interdit au public, un site internet a été créé et est alimenté chaque jour. Il s'agit donc exclusivement d'une visite virtuelle, passionnante et qui permet de découvrir œuvres originales et talents du Street Art. Mais attention, éphémère est ici le mot clef et le site web disparaîtra en même temps que le lieu.
 
Vraiment difficile de choisir, mais voici quelques unes de mes œuvres favorites...
 
 
C215, Vitry-sur-Seine, France
 
  
 

L'Atlas, Paris, France.
 
 
 






Thomas Canto, France
 
 

ASH, Copenhague, Danemark





Joachim Sauter, Berlin, Allemagne





 
 
 
Jeanne Susplugas, Paris, France
 
 
 
 
 
VHILS, Portugal
 
 
VHILS, nous en reparlerons un peu plus tard...


samedi 13 avril 2013

Fetish Ballerine

Par Christian Louboutin, 2007.
De ce mix improbable entre deux grands classiques, le chausson de danse et l'escarpin couture, naît un accessoire dans la lignée du surréalisme: drôle, très beau et complètement inutile.
A porter allongé(e) je suppose...


Fetish Ballerine
 
 

Ces chaussures viennent d'être exposées à New-York et figurent dans un beau livre consacrée à l'exposition.
Plus d'informations et d'autres photos de pièces magnifiques, hors du commun, désirables, importables, etc. sur le site de Vogue Paris.

vendredi 12 avril 2013

Fuck America

Pièce d'après le roman de Edgar Hilsenrath
Adaptation: Vincent Jaspard
Mise en scène et jeu: Bernard Bloch, Thomas Carpentier, Corinne Fischer et Vincent Jaspard
Lumières: Luc Jenny
Conception sonore et violon: Thomas Carpentier
 
Au Théâtre de la Girandole
4 rue Edouard Vaillant à Montreuil
Jusqu'au 29 avril 2013


Fuck America est à l'origine un roman de l'écrivain juif allemand Edgar Hilsenrath.


Aux éditions Attila.
Cet auteur est né en 1926. En 1933, devant la montée en puissance du nazisme, la famille Hilsenrath cherche à immigrer aux États-Unis, mais n'obtient pas de visa. Edgar, sa mère et son frère trouvent refuge en Roumanie alors que le père se cache en France. Après la guerre et maintes péripéties, la famille enfin réunie finit par partir à New-York. Attelé à la rédaction de son premier roman, Hilsenrath survit en multipliant les petits boulots, sans jamais s'adapter à la vie américaine. Ce n'est qu'après de nombreux déboires que son deuxième livre rencontre le succès, notamment en Allemagne, où il revient se fixer de façon définitive en 1975, trop attaché à la langue allemande pour vouloir vivre ailleurs.
C'est ce shéma que nous retrouvons dans Fuck America: en racontant l'histoire de Jakob Bronsky, rescapé de la Shoah, écrivain immigré vivant d'expédients dans le New-York de l'après-guerre, Hilsenrath semble largement s'inspirer de sa propre histoire. S'en suit une évocation provocatrice et drôle de moments qui confèrent pourtant au tragique et à la misère humaine, parfois dérangeante mais mettant en lumière l'absurdité du monde.

Et la transposition du texte au théâtre par Vincent Jaspard est des plus réussies. Il décrit son envie d'en faire un texte théâtral comme allant presque de soi. Edgar Hilsenrath a dit d'ailleurs:
"Le dialogue est la forme qui me va le mieux. La langue est simple mais pas la pensée."
Si, malgré d'indéniables qualités, le texte m'a semblé inégal, et même parfois un peu gênant je l'avoue..., la mise en scène m'a enthousiasmée.  Sur un plateau dépouillé, trois comédiens se partagent les rôles: Vincent Jaspard joue Jakob Bronsky, Bernard Bloch tous les personnages masculins et Corinne Fischer tous les personnages féminins. Et pour passer des uns aux autres, d'une époque et d'un lieu à l'autre, un jeu de chaises musicales est rondement mené. Des chaises musicales ? Oui, presque comme le jeu d'enfants. Trois tabourets occupent le plateau et, accompagnés par le violon de Thomas Carpentier et par des jeux de lumière, les comédiens les investissent tour à tour, créant avec une énergie communicative de nouveaux univers sans qu'il ait été besoin de toucher aux décors, aux costumes ou de faire intervenir de nouveaux acteurs.


Bravo ! J'aime ce théâtre qui avec une chaise fait voyager sans problème de New-York à Berlin. Intelligence, inventivité et talent sont indéniablement force de conviction.

jeudi 11 avril 2013

More Than Just A Dream

Voici Spark, le deuxième extrait du nouvel album de Fitz and The Tantrums, intitulé More Than Just A Dream, dont la sortie est prévue le 7 mai prochain.





Le groupe sera en concert le 20 juin à l'Irving Plaza  à New York.
Si quelqu'un veut m'inviter et m'offrir le billet d'avion, c'est bien volontiers que je paierai un bon petit hot-dog et une pinte de bière.

lundi 8 avril 2013

Grande-Bretagne, années 1980

Un jour comme aujourd'hui, on peut penser aux mineurs du Yorkshire et d'ailleurs, aux dockers de Liverpool, aux écoles publiques délabrées et aux films de Ken Loach et se sentir quand même de bonne humeur.
Et sinon Ronald, ça va ?

samedi 6 avril 2013

Courtney

 
 
 
 
 
 
 
Icône rock et trash
transformée en icône chic
par Hedi Slimane.
 

Horoscope italien, jupe en tulle et fille distante

Le début du mois tournera un peu au ralenti : avec Jupiter en opposition, vous vous sentirez un peu au pied du mur. Avril sera un banc d'essai pour voir si vos projets pourront se réaliser. Vous devrez peut-être ajuster le tir ou essayer simplement de trouver de nouvelles voies pour contourner les difficultés et arriver droit au but. Évitez de vous fier à ceux qui font de vagues promesses. Vous réussirez de toute façon à tirer votre épingle du jeu, mais faites surtout attention à ne pas baisser la garde ! 

Et le look ? Le printemps est arrivé ! Misez sur un look frais avec la jupe longue en tulle épais. Vous serez parfaite !


TWIN-SET Simona Barbieri vous voit...
DISTANTE

Miss Nan Fromage

J'ai travaillé ces deux derniers jours pour le syndicat avec une nana que je ne connaissais pas encore, très sympa. Mais aujourd'hui, au moment du repas de midi, elle m'a regardée avec un certain effarement. Je crois qu'elle n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi petit manger autant. Il faut dire qu'au restaurant indien, j'ai fini mon assiette ET la sienne. C'est délicieux le curry de légumes avec du riz.
 
 


mardi 2 avril 2013

Glamour & Asos / Black & White

Le magazine Glamour et la boutique en ligne Asos organisent un concours rigolo autour d'une des grandes tendances de la saison: le noir et blanc.
 
Il suffit de composer avec les pièces proposées une petite silhouette fleurant bon le printemps et les verres en terrasse au soleil...
 
 
 

lundi 1 avril 2013

Joyeuses Pâques !



Chez nous, à Pâques, c'est l'anniversaire des enfants, qui sont tous de petits poussins de printemps.
Nous nous retrouvons donc en Bourgogne pour boire du vin et manger des gâteaux combinant bougies et petits œufs en sucre.
 





Et quelques macarons Ladurée pour le côté princesse à la Sofia Coppola...






Le macaron Marie-Antoinette

Et après quelques heures de ce régime, nous ne savons généralement plus quoi inventer !