jeudi 28 février 2013

Fitz and The Tantrums

Le dernier titre de Fitz and The Tantrums, premier extrait de leur deuxième album.
 


 
Ce groupe originaire de Los Angeles (mais dont le chanteur parle un excellent français...) mérite vraiment d'être davantage connu en Europe. J'ai eu la chance de les voir jouer au Nouveau Casino à Paris, un excellent souvenir.

Beaucoup de bruit, mais pour quoi exactement ?

Le décès de Stéphane Hessel a suscité une émotion quasi unanime dans le monde politique, ainsi qu'une couverture médiatique très large et massivement élogieuse.
Pour ma part, j'avoue que je ne connais guère ce monsieur. De sa jeunesse dans la résistance et de sa carrière de diplomate, je ne sais que ce que j'ai pu en lire dans les journaux. Je n'en dirai donc rien.
Par contre, j'ai acheté et lu il y a deux ou trois ans le fameux Indignez-vous !, soi-disant livre de chevet et même étendard de toute une génération 2.0. Et ce qui m'a frappée, c'est avant tout son indigence. On est loin, très loin, de la pensée novatrice louée à grand coup de trompes dans l'ensemble de la presse depuis mardi. Le texte ferait une excellente base de discussion et de débat avec des élèves de troisième ou de seconde; c'est dire s'il est tout sauf politique.
Sans doute qu'au terme d'une vie bien remplie, au fil d'un siècle qui fut ce que l'on sait, Monsieur Hessel ne mérite-t-il pas l’opprobre publique et ce n'est absolument pas mon propos.
Mais que son petit fascicule sans consistance et sans ambition soit élevé à la dignité de manifeste, voilà qui me paraît bien excessif.

mercredi 27 février 2013

Nouvelle Star: Sophie-Tith

Elle est vraiment mignonne cette petite. Elle a seulement 16 ans. J'espère que nous entendrons encore parler d'elle très bientôt...




Mes mardis soirs dans la grisaille de l'hiver parisien, à manger du porridge au miel devant la Nouvelle Star, vont un peu me manquer.
Mon chat, qui n'aime pas la musique, bonne ou mauvaise, s'en fiche complétement.

lundi 25 février 2013

Jen & Oscar

Bravo Jennifer Lawrence !


Il n'y a plus maintenant qu'à attendre le Festival de Cannes...
J'ai hâte.

samedi 23 février 2013

Léa Seydoux, hier soir

J'aime beaucoup cette comédienne.
Énormément de talent, toute en beauté et en élégance.
Et déjà une filmographie passionnante.
 
 

César de la meilleure actrice pour Emmanuelle Riva !


Celui du meilleur acteur pour Jean-Louis Trintignant.
Et celui du meilleur film pour Amour de Michael Haneke.
Carton plein !

jeudi 21 février 2013

Wuthering Heights

Too long I roam in the night
I'm coming back to his side, to put it right
I'm coming home to Wuthering, Wuthering
Wuthering Heights
 
 

mercredi 20 février 2013

Vacances de février

Spéciale dédicace à mes petits choux qui passent les vacances de février dans le Jura: vous me manquez trop...

dimanche 17 février 2013

Eyolf [quelque chose en moi me ronge]


Pièce d'Henrik Ibsen,
Mise en scène et dramaturgie Hélène Soulié.
Jusqu'au 3 mars.
 
 

J'aime les textes d'Ibsen et celui-ci est vraiment bon. Un couple, confronté à la perte d'un enfant, interroge les liens de possession, les choix motivés par l'inavouable et toute la culpabilité qui en découle. Et aussi la possibilité d'un avenir. Ou pas.

Malheureusement, au théâtre, les meilleurs textes ne suffisent pas si la mise en scène ne suit pas.
Un décor en noir et blanc, avec tout un camaïeu de gris. Un plan incliné en guise de plateau, très peu d'accessoires (une table, quelques chaises) et un éclairage ultra-minimal. Et évidemment, le recours à la vidéo en arrière-plan.
Ensuite des silences. Beaucoup de silences. De longs silences. Et un ton tellement monocorde chez les comédiens. La metteur en scène a dit à l'issue du spectacle qu'elle voulait mettre le texte au premier plan, sans lui attribuer d'intentions à travers le jeux des acteurs et en lui laissant le temps de se développer.

Alors qu'est-ce que ça donne tout ça à l'arrivée ? Les deux messieurs à côté de moi avaient les yeux fermés, une dame devant dormait, de même qu'un couple où la femme avait la tête sur l'épaule de son compagnon. Moi-même j'ai piqué du nez et les fauteuils à L'Aquarium ne sont pas si confortables qu'on puisse y dormir tranquillement... Quant aux lycéens qui étaient là, ils semblaient punis les pauvres.



Je dois dire que cette conception du théâtre m'énerve au plus au point: ces atmosphères pures et minimalistes vues des dizaines et des dizaines de fois, justifiées par un blabla prétentieux, cet entre-soi d'esthètes exigeants pour qui l'ennui est un marqueur élitiste.
Je n'ai pas la prétention de dire ici ce qu'est le théâtre, je ne suis qu'une spectatrice. Le théâtre, c'est sans doute le texte, l'espace, la voix, le corps, l'invisible et l'indicible aussi. Le théâtre, c'est la vie et bien plus. Mais sans doute qu'à un moment, il faut quand même donner quelque chose aux spectateurs.
Par contre, je sais très clairement ce que ne doit jamais être le théâtre: un truc ennuyeux et fade, sans émotion, sans vibration.
J'ai pleuré devant Bérénice, j'ai été terrorisée par Médée, j'ai hurlé de rire devant du Dario Fo.
Là franchement, c'était juste chiant. J'avais envie de rentrer me coucher.

samedi 16 février 2013

Maigret et le clochard

J'aime beaucoup Georges Simenon, un des grands écrivains francophones du XXème siècle, au talent encore trop souvent méconnu malgré un succès qui ne se dément pas.
Alors, ses romans ne seraient rien de plus que des romans de gare ? Et alors, quand bien même ? Moi, j'aime bien prendre le train...


Maigret et le clochard nous promène le long des quais de Seine au printemps. Une histoire d'identité mystérieuse, de passé qui refait surface et de mariniers flamands.
 
"- Alors, c'est fini ? s'impatientait [X.] On va pouvoir manger la soupe ?
Et Maigret, très calme, de répondre d'un ton détaché:
- Je crains que non."

Forbrydelsen

En danois, ça signifie Crime, mais ça a été traduit par The Killing en français... (Et oui !)
 
The Killing
Série TV danoise créée en 2007 par Søren Sveistrup.
Avec Sofie Gråbøl.
Trois saisons à ce jour.
 
Je ne sais pas si vraiment je peux dire que j'aime les séries TV danoises, car la généralisation est peut-être un peu exagérée, mais en tout cas j'adore Borgen et The Killing, des séries passionnantes et très bien menées, toutes deux diffusées sur ARTE.
Mais pour l'instant, c'est à la télévision danoise que vient d'être diffusée la saison trois de The Killing, que j'ai vue en VOST et qui m'a littéralement scotchée à mon écran (pendant que mon chat dormait comme si de rien n'était, totalement hermétique à toute forme de suspens.)
 
The Killing, ce sont des intrigues très bien construites, à multiples facettes et riches en rebondissements. C'est également une atmosphère, toute l'ambiance d'un pays encore un peu méconnu. Mais c'est surtout un personnage incroyable: Sarah Lund.
Sarah Lund a une éternelle queue de cheval, elle n'est jamais maquillée. Elle porte toujours un jean, qu'elle a cependant arrêté de rentrer dans ses bottes pour cette troisième saison, avec des pulls en laine qu'on hésiterait même à enfiler dans les Vosges ou dans le Jura pendant les vacances de février.
 
 
Sarah Lund, c'est une intelligence acérée, une opiniâtreté à toute épreuve et un véritable instinct de l'enquête, qui la pousse à agir, au mépris évident de ses propres intérêts. Car Sarah Lund, c'est également une vraie incapacité à communiquer, une femme complètement démunie face à ses émotions.
 
Lors de la première saison, elle enquête sur le meurtre de l'adolescente Nanna Birk Larsen et démolit au passage une bonne partie de sa vie personnelle. Dans la saison suivante, elle part jusqu'en Irak, pour finir encore plus abîmée à l'issue de multiples rebondissements beaucoup trop destructeurs pour elle.

Je me demandais donc ce qu'il allait rester d'elle pour cette troisième saison.
Et là, surprise, apparaît une Sarah Lund petite fonctionnaire modèle, se mettant en quatre pour quelques honneurs et pour son transfert vers un service bien planqué.
Une Sarah Lund qui repique des plantes dans son jardin. (OK, elles crèvent toutes...)
Une Sarah Lund qui achète des gâteaux chez le pâtissier pour se rapprocher de sa famille. (OK, les invités ne se pointent jamais à ses dîners...)
Tiens, même Copenhague au mois de novembre aurait presque un petit air guilleret !
Et vraiment, c'est un choix très audacieux et assez malin de la part des scénaristes, car très vite, on se dit que quelque chose va craquer et que l'explosion n'est sans doute pas très loin. Et en effet, plongée dans une enquête époustouflante, Sarah va finir par basculer... Mais bien sûr, je n'en dirai pas plus !

Jetez-vous sur cette troisième saison (et sur les deux précédentes si vous les avez manquées), mais assurez-vous d'avoir plusieurs heures devant vous, car croyez-moi, il vous sera très très difficile de quitter votre écran.

L'affaire du Méliès (suite)

Après maintenant 29 jours de grève, la maire se montre toujours aussi inflexible et les Montreuillois sont toujours privés du cinéma qu'ils aiment.

SAMEDI 16 FÉVRIER 10H00
RASSEMBLEMENT
DEVANT LE CINÉMA MÉLIES EN GRÈVE
(Centre commercial – métro Croix de Chavaux de Montreuil )
puis
CONFÉRENCE DE PRESSE À 11H00 
en présence de l’équipe du cinéma, des cinéastes et du public concerné
À LA MAISON DE L’ARBRE
9 rue François Debergue – 93100 Montreuil
Métro ligne 9 « Croix de Chavaux »

jeudi 14 février 2013

Bluettes




Pour une nuit comme celle-ci, il fallait bien une petite playlist...
Enjoy !




mercredi 13 février 2013

Qui a peur de Virginia Woolf ?





Who's Afraid of Virginia Woolf ?
Un film de Mike Nichols,
U.S.A, 1966,
Avec: Elizabeth Taylor, Richard Burton, Sandy Dennis et George Segal.
 
 
 
Le film ressort en ce moment, une occasion de le voir ou de le revoir sur grand écran.
 
 
 
 
 
 
Qui a peur de Virginia Woolf ? est devenu un film mythique.
Pour ses qualités dramatiques propres et pour le jeu de ses acteurs flirtant avec la perfection.
Mais également pour la personnalité des deux principaux interprètes. Avec un demi-sourire plus ou moins goguenard, comment ne pas imaginer en effet que Taylor et Burton transposaient à l'écran ce qu'ils vivaient ensemble en privé ? Comment ne pas croire surtout que ces deux icônes du septième art jouaient et surjouaient ce reflet exagéré, parfois monstrueux, d'eux-même ?
 
Parfois touchant, souvent amusant, ce couple perdu en pleine névrose n'en est pas moins glaçant. Chacun se débat avec ses propres démons, ses déceptions, ses échecs ses lâchetés, et il n'y a que l'autre en face à qui les reprocher encore et encore. Chacun recherche chez l'autre la compréhension dont lui-même est incapable de faire preuve. Et de ces deux amertumes, de ces deux dysfonctionnements, naît, plus qu'un couple bancal, une troisième névrose en roue libre.
 
 
Et d'un homme et d'une femme surgit soudain une véritable machine de guerre que rien ne semble pouvoir arrêter. "Total war", dit-elle. Et de ces moments-là, on ne se relève jamais indemne. A vouloir blesser l'autre à tout prix, c'est une part de nous-même qui jamais ne se remet tout-à-fait. Pas comme avant en tout cas. Même si au petit matin, Burton demande doucement: "Are you OK ?"
 

mardi 12 février 2013

Meyerowitz, photographe de la couleur

Joel Meyerowitz, une rétrospective
Exposition à la Maison européenne de la photographie dans le Marais
Jusqu'au 7 avril 2013.
 
Cette exposition se présente comme un résumé, à la fois très intéressant et très beau, de la carrière de ce photographe américain contemporain, dont le nom reste associé à la photo couleur.
 
La présentation commence avec les premières oeuvres en noir et blanc datant des années 1960, des portraits et des scènes de rue à New-York. L'apparition de la couleur sonne comme une explosion qui d'un coup ferait apparaître de nouvelles perspectives. Il m'a semblé en effet que les sujets étaient alors cadrés de plus en plus large, ce qui donne une multitude de personnages, comme indépendants les uns des autres, mais composant au final un même tableau. Pour le spectateur, ça donne tout un tas de choses à regarder, ce qui va à merveille avec l'opulence new-yorkaise.
  
Paris
 




En 1966 et 1967, Meyerowitz voyage en Europe: Malaga, Paris, mais aussi la Turquie et l'Allemagne. Ce qu'il saisit de Paris apparaît vraiment juste: ce n'est pas un regard de touriste.









A partir de 1974, la couleur est pleinement assumée.
L'exposition présente de vastes vues de New-York, saturées de sollicitations visuelles: la somme des individus qui crée la foule, les pancartes publicitaires omniprésentes... Parallèlement à cela, des photos de Saint-Louis dans le Missouri, sans personnage ou presque, semblent représenter le vide, l'abandon et une certaine forme de désolation, avec de grandes lignes très géométriques: les horizontales des larges avenues désertes et les verticales des grands immeubles.
 
New-York
 
Theresa St. Saint-Louis, 1977

















Viennent ensuite mes oeuvres préférées: des paysages au crépuscule, mettant en scène avec virtuosité des jeux subtils et multiples entre la lumière naturelle de la fin du jour et les illuminations humaines (les réverbères, les néons, l'éclairage d'une cabine téléphonique, celui d'une voiture aux portes ouvertes.) Ces clichés illustrent pour moi certaines des contradictions des États-Unis. D'un côté, un continent neuf et sauvage avec des ciels immenses, des terres en bord de mer balayées par le vent. De l'autre, les artifices d'un univers à la fois cheap et séduisant, avec ses néons criards, qui semblent ne servir à rien mais qui dessinent un autre paysage.




 


 Après une série de portraits que j'ai trouvés plus communs et une intéressante installation de quatre photos prises entre 2002 et 2012 et intitulées Les éléments, l'exposition se clôt sur des images réalisées en 2001 sur les ruines du World Trade Center. Mélangeant le métal, les hommes de chantier et les gravas, elles sont d'une rare intensité dramatique, comme des scènes qu'on ne parviendrait à comprendre, quand bien même on les aurait sous les yeux encore et encore.

Dominique Braud, photographe animalier

De magnifiques photos.
Les animaux de la savane, saisis dans l'intimité de leur vie quotidienne, sont époustouflants.



A découvrir absolument ICI ...

dimanche 10 février 2013

L'année du serpent d'eau

J'ai pris de bonnes résolutions pour le Nouvel An chinois.
Ne plus m'embrouiller avec les gens comme une poissonnière. Redevenir la personne calme et pondérée que j'étais par le passé. Ne plus soupirer et lever les yeux au ciel. Laisser couler et faire au besoin la respiration du petit chien si vraiment c'est nécessaire.

Dans les faits, ça signifie:
- ne plus me fâcher dans les très très nombreux couloirs de métro que j'emprunte tous les matins pour aller bosser, quoiqu'il arrive.
- ne plus hausser le ton et partir sans dire au revoir à la guichetière de la poste, même si elle me demande de patienter alors que je viens de faire la queue pendant 50 minutes.
- ne plus me montrer terriblement méprisante face à la gourde qui me propose du travail au fin fond de la plus lointaine banlieue pour 12 € nets de l'heure.
 
 
Bref, je le promets, pour l'année du serpent, je serai tout sauf venimeuse.

La liberté guidant le peuple...

MA liberté guidant le peuple...
 
 
Je pense vraiment que tout le monde la connaît dans ce pays. Elle est dans tous les livres d'histoire, elle était la Marianne des timbres quand j'étais petite, on peut même dire qu'elle a servi à tout et à n'importe quoi...
La première fois que je l'ai vue au Louvre, il n'y a pas si longtemps de cela, j'ai été comme pétrifiée par cette rencontre à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Je déambulais dans une salle et tout à coup, elle était là. Je ne l'avais pas imaginée si grande, si belle. J'ai été très émue de me trouver, toute petite, face à elle. Les larmes me sont montées aux yeux, je crois que j'en aurais pleuré, mais j'étais avec un ami et je ne voulais pas qu'il se moque de moi. De toute façon, je ne crois pas qu'il aurait compris.
J'étais assez fâchée d'apprendre qu'elle partait à Lens pour de longs mois. J'ai dit vendredi à mes collègues qu'on n'aurait jamais du l'envoyer chez ces sauvages, mais ils m'ont répondu que vraiment j'exagérais.

jeudi 7 février 2013

Vanda !

1980's pétillantes. Drôles et sexys.
Quittons quelques minutes le moralisme ambiant.

mercredi 6 février 2013

Le livre d'heures de Jeanne de France

Le livre d'heures de Jeanne de France, datant de 1452, constitue un fantastique témoignage de l'art du manuscrit médiéval. Il a été offert par le roi Charles VII à sa fille Jeanne à l'occasion de son mariage.
Il s'agit d'un tout petit format (10,8 cm sur 7 cm) de 336 feuillets de parchemin, magnifiquement illuminés.
 
 
 
L'oeuvre a longtemps appartenu à une collection privée. Grâce à une souscription publique, la Bibliothèque Nationale de France a pu l'acquérir fin 2012.  Elle pourra ainsi être exposée dans le courant de l'année 2013 et sera également numérisée puis disponible sur la bibliothèque Gallica. Selon la BNF, ce manuscrit « n'a pas d'équivalent dans les collections publiques françaises. Son entrée dans celles de la BNF est donc de la première importance. »
 
 
 

Nostalgie

Rue Marmontel, bribes de conversation entre un monsieur et une dame.
 
Le monsieur: "C'est les années 1980."
La dame: "Oui. Il y avait les motos-crottes."

Bouq' Lib'

Bouquiner tranquille... et gratos !
 
Les Bouq' Lib' existent à Montreuil depuis bientôt deux ans. Ce sont des livres, des romans pour la majorité d'entre eux, avec une grosse étiquette bleue sur la couverture. Ils se baladent un peu partout dans la ville: bars, boulangeries, salles d'attente de médecins, etc. Chacun peut les prendre, les feuilleter et les emporter chez soi. Ensuite, une fois les ouvrages lus, on peut écrire son prénom dedans (comme un dernier adieu...) et les remettre en circulation en les déposant n'importe où, mais de préférence au sec.
 
Bien sûr l'idée n'est pas nouvelle, de même qu'elle n'est pas née à Montreuil. Elle n'en est pas moins des plus sympathiques, d'autant qu'un grand nombre de livres circule et qu'il y en a beaucoup de bons.
 
Et puis je dois dire que j'adore cette idée de voyage mystérieux et aléatoire du bouquin lancé à l'aventure. Et comme les règles sont faites pour être transgressées (au moins un petit peu), j'aime bien faire voyager mes Bouq' Lib' un peu plus loin qu'à Montreuil: Paris évidemment, mais aussi Dijon, Auxonne et j'ai même envoyé quelques livres pour enfants par la poste à mes cousines à Troyes. Néanmoins, mon plus beau coup en la matière reste Les petits chevaux de Tarquinia, un excellent Marguerite Duras, que j'ai abandonné sur un banc au bord d'un petit plan d'eau dans les jardins de la Villa Borghese à Rome. Le roman s'y prêtait tellement bien...
 
 


 

dimanche 3 février 2013

Las Vegas parano

Fear and Loathing in Las Vegas
Roman de Hunter S. Thompson, 1971.


L'épopée loufoque dans le Las Vegas du début des années 1970 d'un journaliste diplômé et de son avocat samoan, ingurgitant tous deux tous les stupéfiants possibles et imaginables, en pleine conférence de tous les procureurs anti-drogue des États-Unis.
"Les rédacteurs m'avaient également donné trois cents dollars en liquide que nous avions déjà presque entièrement dépensés pour acheter des drogues extrêmement dangereuses. Le coffre de la voiture ressemblait à un labo ambulant de la brigade des stupéfiants: nous avions deux sacoches d'herbe, soixante-quinze pastilles de mescaline, cinq feuilles d'acide-buvard carabiné, une demi-salière de cocaïne, et une galaxie complète et multicolore de remontants, tranquillisants, hurlants, désopilants... sans oublier un litre de tequila, un litre de rhum, un carton de Budweiser, un demi-litre d'éther pur et deux douzaines d'ampoules de nitrite d'amyle." Première partie, chapitre 1.

On retrouve dans ce roman jubilatoire toute la liberté et l'inventivité de la littérature américaine, qui n'a pas peur de faire franchement rire et qui porte un regard très acide sur la société. 
"Les psychédéliques sont pratiquement sans nécessité dans une ville où on peut s'aventurer dans le premier casino venu à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit et assister à la crucifixion d'un gorille sur une croix en néon étincelant qui se transforme soudain en soleil et fait tournoyer l'animal sauvagement au-dessus de la foule occupée à jouer." Deuxième partie, chapitre 12.
 
 


L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux

L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux est une pièce créée par Philippe Ulysse et qui se joue jusqu'au 16 février au Monfort Théâtre dans le 15ème arrondissement.


 

Par le biais d'un dispositif scénique varié et proche du public, Philippe Ulysse fait s'entrecroiser des passages de Macbeth de Shakespeare et différents récits de guerre du XXème siècle.
Ainsi, par ces évocations de soif de pouvoir, de meurtres et de tâches de sang à jamais indélébiles, se dessine à travers les époques un être humain marqué par la fatalité d'une violence qui apparaît comme inhérente à sa nature. Ce ne sont pas tant les motivations qui entraînent guerres et assassinats qui sont communes aux siècles, mais plutôt les traces qu'elles laissent chez les combattants qui sont identiques; il y a là quelque chose dont on ne peut jamais vraiment se laver.
J'ai trouvé que l'énergie du spectacle emportait l'adhésion; la mienne en tout cas, car j'ai vraiment frémi à de nombreuses reprises. Mais il est vrai également qu'il y a une grande inégalité entre le texte de Shakespeare et les autres passages, qui paraissent toujours beaucoup plus ternes en comparaison. Et plus d'une fois je me suis surprise à réclamer dans ma tête davantage de Macbeth !
Second bémol: les passages en anglais. Il était parfois difficile de suivre et la traduction et le jeu des acteurs, et comme ces derniers ne m'ont pas paru maîtriser outre mesure la langue de Shakespeare (au sens propre...), je ne suis pas sûre que c'était tout-à-fait indispensable.
Par contre, j'ai adoré l'acteur Anthony Paliotti, un Macbeth aux allures de Nanni Moretti, effrayant, sanglant, qui se consume tout au long de la pièce. Il porte une grande part du spectacle. Bravo !
 
It is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing.
 
 

vendredi 1 février 2013

Concert de soutien au Méliès


Dimanche 3 février
De 17h à 23h
Au Chinois Place du Marché - MONTREUIL M° Croix-de-Chavaux


 
Et aussi beaucoup d'autres infos sur la situation actuelle sur le blog...

Bang Bang !

He shot me down.
I hit the ground.